Information sur la pandémie de coronavirus (COVID-19) destinée aux patients recevant un traitement immunosuppresseur pour une maladie rhumatologique inflammatoire ou auto-immune


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Qu’est ce que COVID-19 ?

  • Une infection liée à un coronavirus (SARS-CoV-2) nouvellement transmis à l’homme, et responsable d’une épidémie de pneumonie apparue en Chine, actuellement présente en France
  • L’infection se traduit par de la fièvre, une toux, une fatigue, des courbatures, parfois des vomissements et des diarrhées.
  • Cette infection peut se compliquer d’une pneumonie, parfois sévère
  • Les complications sévères s’observent essentiellement chez des gens fragiles : personnes âgées, sujets porteurs de maladies chroniques telles que maladies cardiaques, hypertension, diabète, bronchite chronique, tabagisme
  • Les rhumatismes inflammatoires et les maladies auto-immunes ne font pas partie à ce jour des maladies à risque avéré


Que faire si vous ne présentez aucun symptôme :

  • Ne modifiez pas le traitement de votre maladie : il n’augmente pas le risque de contracter l’infection. Certains traitements utilisés dans les rhumatismes inflammatoires (hydroxychloroquine, inhibiteurs de JAK, corticoïdes) ont même été utilisés ou proposés pour leur effet anti-viral potentiel et pour traiter l’excès d’inflammation dans les formes sévères de pneumonie compliquant l’infection COVID-19.
    Toute suspension de votre traitement habituel vous exposerait à l’inverse à une poussée de votre rhumatisme et ainsi à un épisode de fragilité.

  • Adoptez les mesures préventives régulièrement recommandées, pour vous et pour votre entourage :
    • Limiter ses déplacements, éviter les rassemblements
    • Se laver les mains très régulièrement
    • Tousser ou éternuer dans son coude
    • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
    • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter après usage
    • Porter un masque uniquement en cas de symptôme respiratoire ; en l’absence de symptômes le port du masque n’est pas nécessaire

 


Symptômes cutanés évocateurs de COVID-19 (8 avril 2020)

Covid-19 et lésions cutanées : la Société Française de Dermatologie appelle à la vigilance mais également à la prudence.
Depuis le début de l’épidémie en France, des signes cutanés ont été récemment rapportés comme possiblement associés au Covid-19.
Les dermatologues ont tout d'abord été alertés par quelques cas de taches rouges (érythème) sur le visage de patients infectés par le Covid-19. Dans ce contexte,la Société Française de Dermatologie (SFD) a lancé un appel à cas le lundi 30 mars. L’objectif est de documenter les observations de lésions cutanées chez ces patients suspects de Covid et d’avoir suffisamment d’éléments pour indiquer une conduite à tenir qu’elle soit diagnostique ou thérapeutique.
Alors que les érythèmes du visage semblent très rares, nous ont été rapportées assez rapidement, des lésions ressemblant à des engelures, surtout sur les orteils. Le nombre de cas parait important et la survenue inhabituelle en cette saison, mais il faut souligner que très peu de ces observations ont été bien documentées avec un test Covid, et la plupart surviennent chez des patients sans signes associés et sans contexte de contage.



Que faire si vous présentez des symptômes évocateurs de COVID-19 :

  • Vous ne devez pas vous rendre spontanément chez votre médecin ou à l’hôpital
  • Vous devez appeler le 15, ou votre médecin (généraliste ou rhumatologue) ou le 0 800 130 000, et vous serez dirigé vers un centre de dépistage
  • Vous passerez un test de confirmation du diagnostic
  • Ce n'est qu’après cette éventuelle consultation, et en fonction des résultats des analyses, qu'il pourra être discuté de modifier le traitement de votre maladie rhumatologique inflammatoire
  • Protégez votre entourage avec les mêmes mesures de prévention recommandées :
    • Portez un masque chirurgical
    • Utilisez des mouchoirs jetables
    • Lavez-vous les mains régulièrement (eau et savon ou solution hydro-alcoolique)


Les médecins de notre Comité Scientifique vous répondent

Interrogés à ce sujet, 3 médecins experts de notre Comité Scientifique nous répondent :

Le Dr Aude Nassif (dermatologue) nous dit : "Nous ne disposons pas actuellement d'études scientifiques réalisées sur la population Verneuil et le coronavirus, donc cette réponse est incomplète et de nouvelles informations à venir pourraient amener à la moduler.

Ce que je peux dire sur une cohorte de plus de 1200 patients Verneuil suivis à Pasteur depuis 13 ans et dans la littérature des 30 dernières années, ces patients ne font pas plus de grippe que les autres et ne font pas des grippes plus sévères. Les patients Verneuil ne font pas non plus de maladies virales plus nombreuses et plus sévères dans l'enfance (varicelle, rougeole, rubéole, oreillons, etc...), cela n'a jamais été rapporté dans la littérature, ni par la cohorte que nous suivons."


Le
Dr Maïa Delage (dermatologue) précise : "Effectivement je ne suis pas particulièrement inquiète pour nos patients face à ce virus, à l'exception possiblement des patients présentant des comorbidités type HTA (Hyper Tension Artérielle) ou diabète, qui sont cités comme plus à risque devant le Covid-19. En effet nos patients ne sont pas immunodéprimés, ne souffrent pas d'avantage d'infections en particulier d'infection virales que la population non atteinte de verneuil. Je les inciterai donc à suivre les meme mesures de protection barrière que la population générale. »


Le Pr Olivier Join-Lambert (microbiologiste) de son côté souligne : "On peut être rassurant. Nous n'avons aucun argument à l'heure actuelle pour penser que la maladie de Verneuil en elle même est un facteur de risque d'infection grave à coronavirus.


Mais on se doit de dire :


-
que le tabagisme (actif et passif) exposant à des infections respiratoires virale, je conseillerais franchement aux patients fumeurs, d'arrêter immédiatement de fumer, ou de passer à la cigarette électronique ou mieux aux gommes de nicotine.

-
qu'à ce jour, les sujets les plus à risque d'infection grave à coronavirus sont :

1) les personnes agées
2) les personnes atteintes de pathologies respiratoires (asthme,...), quelque soit leur âge
3) les personnes fragilisées par une maladie chronique ayant un impact général (insuffisance cardiaque, respiratoire, diabète, cirrhose...) quelque soit leur âge
4) l'obésité (importante) probablement, quelque soit leur âge


Concernant le mode de contamination, il y en a 2:

- voie respiratoire (transmission inter-humaine)

- voie manuportée au visage (transmission interhumaine : serrage de main, ou via l'environnement contaminé: poignée de porte)

En plus des recommandations de la population générale qui sont à suivre régulièrement car elles évoluent, ces sujets doivent impérativement limiter leurs sorties et contacts avec l'extérieur. Si indispensable, éviter les transports en commun et le taxi, port de masque, solutions hydro-alcooliques fréquentes.
Le contact des enfants en particulier est à proscrire car ils sont très souvent malades sans beaucoup de symptômes, ou avec des symptômes banals et peuvent diffuser la maladie.

Finalement, se protéger c'est aussi protéger les autres, car si on ne prend pas ces mesures le système de santé sera saturé. »



« Ensemble, tous responsables ! »

 



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© 2020 Marie-France Bru-Daprés pour l’AFRH