PATHOLOGIES ASSOCIÉES


Pour certains malades, la Maladie de Verneuil ne reste malheureusement pas la seule pathologie dont ils aient à souffrir.

Il est important de ne pas négliger ces autres affections afin d’élargir nos connaissances sur l'étiologie et la pathogénie de la Maladie de Verneuil, en gardant bien à l’esprit que “coexistence” ne signifie pas pour autant “pathologie associée”.

Nous citerons ainsi parmi ces autres pathologies :

- Les maladies cutanées, incluant les occlusions folliculaires (Acne Conglobata, Cellulite disséquante du cuir chevelu, Sinus pilonidal) et les désordres de pigmentation  (Dowling-Degos et Maladie de Kitamura...)

- Les maladies inflammatoires digestives ou rhumatologiques peuvent être associées et justifient la recherche systématique de symptômes évocateurs de ces pathologies au cours de l’interrogatoire

  • Spondylarthropathies HLA B27- et RD4+,

  • Arthrites axiales,

  • Arthrites périphériques,

  • Enthésiopathies


- Les maladies neutrophiliques

- Les cancers cutanés : Quelques études observationnelles ont mis enévidence une prévalence augmentée de cancers cutanés épidermoïdes (environ 4 fois plus de risque de développer un carcinome épidermoïde quelque soit sa localisation) chez les patients atteints d’HS.

-
Les risques cardio-vasculaires : Différentes études épidémiologiques suggèrent un sur-risque cardiovasculaire chez les patients atteints d’HS (principalement pour un sous-groupe sévère) ainsi qu'une association entre le syndrome métabolique (incluant obésité, dyslipidémie, diabète, hypertension).

- Syndrome métabolique :
Le syndrome métabolique est défini comme la présence d’au moins 3 des facteurs suivants :

Facteurs de risque

Tour de taille

Triglycérides

HDL cholestérol

Pression artérielle

Glycémie à jeun

Seuil retenu

>102cm, homme
> 88 cm, femme

> 1,50g/L

< 0,40 g/L homme
< 0,50 g/L femme

≥ 130/85 mmHg

> 1,10 g/L

Avis du groupe de travail HS du Centre de preuves de la SFD :

L’association entre l’HS et d’autres pathologies inflammatoires comme les maladies instestinales chroniques inflammatoires (maladie de Crohn plus particulièrement) et les pathologies inflammatoires rhumatismales (spondylarthropathies) a été établie par plusieurs études observationnelles bien conduites émanant d’équipes internationales différentes.

L’association décrite avec des pathologies inflammatoires digestives ou rhumatismales justifie la recherche systématique de symptômes évocateurs de ces pathologies au cours de l’interrogatoire (asthénie, amaigrissement, douleur/raideur matinale d’horaire inflammatoire du rachis/raideur matinale ou des articulations périphériques, gonflements des articulations périphériques, sciatiques ou fessalgies à bascule, talalgies, douleurs sternales pour le rhumatisme inflammatoire ; douleurs abdominales fébriles ou non, sang ou glaires dans les selles ; diarrhées pour les maladies intestinales chroniques inflammatoires). En cas de doute, le patient sera adressé à un spécialiste.


© 2020 Marie-France Bru-Daprés pour l’AFRH