GÉNÉTIQUE


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Une susceptibilité génétique est à rapporter.

En effet, 30 à 40% des malades atteints d'HS ont des antécédents familiaux d'HS.

Plusieurs types de mutations ont été décrits.

Des mutations de gènes codant pour la gamma-sécrétase ont été rapportées dans une faible proportion de patients (aux alentours de 5%) (Wang Science 2010, Pink AE, 2013). La gamma-sécrétase est formée de 4 sous-unités, la préséniline protéolytique (gènes PSEN1 et PSEN2) et de 3 sous-unités cofacteurs: la préséniline-enhancer 2 (gène PSENEN), la nicastrine (gène NCSTN) et l'anterior pharynx (gène APH1A ou APH1B).

Les mutations de Notch, voie contrôlée par la gamma-sécrétase entraînent dans le modèle murin Notch-KO une atrophie du follicule, la formation de kystes épidermiques, l’absence de glandes sébacées et une hyperplasie épidermique (Pan, Development Cell 2004, Wang Science 2010 ; Pink AE, 2013).

Les mutations de Nicastrin (NCSTN), Presenilin Enhancer-2 (PSENEN), ou Presenilin-1 (PSEN1) sont associées à certains phénotypes d’HS (atteinte folliculaire ou glutéale avec volontiers acné sévère associée, cf classification phénotypique de l’HS).

Une des hypothèses serait que les mutations du gène codant pour la gamma-sécrétase entraîneraient des défauts de la voie Notch qui jouerait un rôle essentiel au cours de l'embryogénèse et le développement (recrutement et activation des lymphocytes T et B ; contrôle du passage des cellules souches ou de leurs progéniteurs au stade de cellules différenciées dans le bulge du follicule pileux) (Pan Y, 2004; AubinHouzelstein G, 2012).

Des mutations du gène PSTPIP1 (proline-serine-threonine-phosphatase interacting protein 1) ont été identifiées chez des patients présentant des maladies auto-inflammatoires de type syndrome PAPA et PAPASH (cf. maladies associées) incluant des manifestations cliniques d’hidradénite suppurée (Sonbol A, 2018)


Après le chromosome 16, deux nouveaux loci ont été récemment identifiés sur les chromosomes (6q25.2) et 19 (19p13.11, 19p12, 19p11,19q11,19q12).


Bien qu'aucune mutation n'ait encore été identifiée, certains de ces gènes apparaissent comme pouvant être de bons candidats en raison de leur fonction ou de leur expression.

Ceci pourrait notamment expliquer le succès des traitements anti-TNF-alpha dans la Maladie de Verneuil, tout comme il l’est pour la Maladie de Crohn, la Spondylarthite ankylosante ou le psoriasis, qui ont, eux aussi, une localisation génétique sur le chromosome 19.

D’autres pistes sont encore actuellement en cours d’investigations, notamment en Espagne et en France par l'intermédiaire du Dr Aude Nassif au Centre médicale de l'Institut Pasteur. Les familles de malades sont chaleureusement invitées à nous contacter s'ils souhaitent participer à cette recherche.


Chromosome 1

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Chromosome 19

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Chromosome 6

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© 2020 Marie-France Bru-Daprés pour l’AFRH