GÉNÉRALITÉS


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Ce que vous devez savoir sur la maladie de Verneuil:

• C’est une maladie cutanée inflammatoire chronique avec une composante infectieuse.

• Ce n’est pas contagieux.

• C’est une maladie ayant un caractère génétique qui a plus de risque de survenir si des membres de votre famille en souffrent (35 % de formes familiales).

• Il n’y a pas de guérison définitive, mais on peut “contrôler” efficacement la maladie chez beaucoup de patients au moyen d’une antibiothérapie adaptée et ciblée sur le véritable agent infectieux en cause.


Qu’est-ce que la maladie de Verneuil ?

Maladie dermatologique, elle se répartie en trois stades dont le plus courant est le moins sévère (75%), et le plus sévère est le plus rare (1%).

Elle se manifeste par des nodules rouges, chauds, parfois suppurants qui apparaissent sous les aisselles, la région pelvienne et/ou les fesses, mais aussi parfois sur le torse, le visage, le cuir chevelu.

25 % des patients présentent des formes modérées à sévères, avec des lésions affectant une zone étendue du corps. A ces stades, les lésions sont interconnectées entre elles par des cordons fibreux.

En plus de ces lésions, certaines personnes souffrent de fortes démangeaisons.

La maladie de Verneuil est une maladie chronique, évoluant par poussées ; celles-ci pouvant être exacerbées par la fatigue, le stress, une infection, le cycle hormonal des femmes... Dans les cas les plus sévères, les poussées sont permanentes.

En raison des lésions disgracieuses de cette maladie, celle-ci peut avoir des conséquences psychologiques importantes et un retentissement majeur sur votre vie sociale.

Avec parfois en plus une atteinte articulaire.

Les lésions cutanées de la maladie de Verneuil peuvent être associées à une inflammation des articulations. Celles-ci deviennent douloureuses, enflées et chaudes. Le rhumatisme s’aggrave avec le temps s’il n’est pas traité efficacement, causant alors une détérioration irréversible des articulations et des douleurs chroniques.

Un diagnostic de SAPHO peut aussi être posé. Pour plus d’information sur ce syndrome, n’hésitez pas à contacter l’AIRSS.

Plus précisément…
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Décrite en 1854 par le Pr Aristide Verneuil, la maladie qui porte son nom (en particulier dans les pays francophones) est une affection chronique, suppurative, fistulisante et d’évolution cicatricielle des follicules pilo-sébacés des régions cutanées où sont présentes des glandes apocrines: creux axillaires, plis inguinaux, région périnéo-fessière, aréoles, plis sous-mammaires, nuque et espaces rétro-auriculaires.

Les localisations peuvent être uni- ou bilatérales, touchant un seul ou plusieurs territoires.

La lésion initiale de la maladie de Verneuil serait une infundibulo-folliculite avec atteinte secondaire des glandes apocrines par phénomène occlusif.

Les termes d’hidradénite, hidrosadénite suppurée, acné inversée, syndrome d’occlusion folliculaire sont également utilisés.   

Le diagnostic de la maladie de Verneuil est clinique. Elle débute, chez l’adolescent et l’adulte jeune, plus fréquemment chez la femme, par des nodules sous-cutanés, mobiles et indolores, isolés les uns des autres. On observe assez souvent, à proximité, des comédons polyporeux, des microkystes et des papulo-pustules folliculaires.  Certaines formes restent légères, permettant une vie quasi tout à fait normale en dehors des crises.

Plus souvent, l’évolution est émaillée de poussées inflammatoires douloureuses, sans signes généraux, ni adénopathies, régressant en 10 à 15 jours avec une possible fistulisation à la peau.

D’authentiques complications infectieuses, lymphangite ou érysipèle, peuvent survenir, de même que dans les localisations périnéo-fessières, de rares fistules à l’urètre ou au rectum.

Puis les nodules se groupent en placards infiltrés, dont la surface est parsemée d’orifices purulents communiquant entre eux par des trajets profonds.

Les périodes de rémission alternent avec les poussées.

La maladie aboutit, dans les formes graves, à la constitution d’une gangue fibreuse avec brides rétractiles.   
La survenue de carcinome épidermoïde périnéo-fessier après de nombreuses années d’évolution a été rapportée, avec une fréquence estimée à 1,5 à 3 % (= rare).




© 2020 Marie-France Bru-Daprés pour l’AFRH