CANCERS


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Cancers cutanés

Quelques études observationnelles ont mis en évidence une prévalence augmentée de cancers cutanés épidermoïdes (environ 4 fois plus de risque de développer un carcinome épidermoïde quelque soit sa localisation) chez les patients atteints d’HS (Shlyanherich JAAD 2014, Lapins 2001 Arch Dermatol).

Une complication classiquement décrite (mais rare) est la survenue de ce type de cancer sur des lésions fessières (LC3 phénotype « fessier ») d’HS, principalement chez l’homme après une évolution prolongée de l’HS (10 à 20 ans) sans aucun traitement avec un bourgeonnement continuel sans répit.

Le rôle d’un co-facteur HPV (
(virus des cancers du col de l’utérus et des condylomes ou crêtes de coq= verrues génitales) et probable, mais reste à démontrer dans ces cas exceptionnels. Ceci soutient l’hypothèse d’une transformation maligne de lésions inflammatoires chroniques (Lavogiez, Dermatology 2010).

En parallèle, il faut noter qu’une grande majorité de patients HS fument, ajoutant ainsi un facteur de risque important pour ce type de cancer au niveau aéro-digestif.

Ce risque supplémentaire lié au mode de vie trouve souvent sa source dans les raisons liées à la douleur, l’isolement, l’incompréhension, et surtout le manque de traitement efficace. Près de 80% des personnes atteintes de Verneuil fument et, pour certains, se réfugient en plus dans la drogue, et plus rarement dans l’alcool.



En résumé

  • Si vous fumez (tabac ou drogue) et/ou êtes alcoolique, vous avez en effet plus de risque de faire un cancer du poumon ou de l’oesophage ou ORL (larynx, bouche…) en ayant une maladie de Verneuil, mais comme n’importe quelle autre maladie, pas à cause du Verneuil.

  • Si vous avez une maladie de Verneuil des fesses et/ou pli anal datant de 30 ans et que vous ne traitez pas depuis 30 ans, vous avez en effet un risque de cancer de peau à ce niveau accru. Il est donc très important de se faire suivre pour éviter ce type cancer.


© 2020 Marie-France Bru-Daprés pour l’AFRH